Se rapprocher d'Allah

Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 12:01
L'Arrogance [kibr] et la Suffisance [khila]




Shaykh Muhammad b. 'Alawi al-Maliki al-Hasani
dans: "Qul: Hadhihi Sabili" [Dit: Ceci Est Mon Chemin]


L'arrogance est un attribut du diable. Allah a dit, concernant Iblis le maudit:

Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l'exception d'Iblis qui refusa, s'enfla d'orgueil et fut parmi les infidèles. [2:34]

L'arrogant est infâme au regard d'Allah, car Il a dit: "Certes Allah n'aime pas l'arrogant." [16:23]. De plus, la suffisance et l'orgueil sont associées aux caractéristiques de l'arrogance. L'arrogant se trouve en grand péril car son coeur a été scellé par Allah. Allah a dit: "Ainsi Dieu scelle-t-Il le coeur de tout orgueilleux tyran." [40:35] L'arrogant est également détourné des signes d'Allah. L'Exalté a dit: "car Dieu n'aime pas le présomptueux plein de gloriole." [31:18]. Et également: "J'écarterai de Mes signes ceux qui, sans raison, s'enflent d'orgueil sur terre." [7:146].

Le Messager d'Allah, salallahu 'alaihi wa salam, a dit: "Allah, Glorieux et Exalté, a dit: "L'orgueil est mon manteau et la grandeur mon habit, et celui qui Me concurrence dans l'un de ces domaines, Je le jetterai en Enfer."

Et il a dit, salallahu 'alaihi wa salam: "L'arrogant sera ressuscité au Jour du Jugement comme de petites particules au regard des hommes, l'humiliation les submergeant de toute part." Rapporté par Tirmidhi.

Il, salallahu 'alaihi wa salam, a dit: "Il y avait un homme avant vous, tyrannique et dégoulinant de suffisance. Allah le fit engloutir par la terre en dessous de lui, et il y sera secoué en son sein jusqu'au Jour du Jugement." Rapporté par les Shaykhayn (Bukhari et Muslim), Nasa'i et d'autres.

Il a également dit, salallahu 'alaihi wa salam: "Quiconque a un atome d'orgueil n'entrera pas au Paradis." Un homme demanda: "Oh! Messager d'Allah! Et dans le cas d'un homme qui aime porter une belle cape et de belles sandales?" Il, salallahu 'alahi wa salam, répondit: "Allah est Beau, et aime la beauté. L'orgueil est ce qui méprise la vérité [ou s'y oppose] et qui rabaisse les gens." Rapporté par Muslim.

L'infâme arrogant est fier de lui même, et il méprise et rabaisse les gens.

L'orgueil est logé dans le coeur. Mais il a diverses manifestations extérieures qui dévoilent sa présence. Parmi celles ci, on trouve: l'amour d'être à la tête des gens et d'exhiber le statut supérieur que tu as sur eux. C'est également d'aimer s'asseoir au devant des réunions, se pavanant ou adoptant une attitude hautaine. Une autre des manifestations est de mépriser ceux qui s'opposent à tes avis, même ceux que tu sais pertinemment être invalides, et de refuser d'admettre ton erreur. Ainsi que par le dédain qu'on affiche pour les faibles ou les pauvres parmi les Musulmans, ainsi que dans l'éloge de soi-même. C'est aussi manifesté par le fait de faire étalage de sa généalogie, tout particulièrement de ses ancêtres pieux et savants, une attitude fort laide et pécheresse. Ce défaut affecte certains descendants de tels nobles ancêtres, des descendants qui n'ont aucune compréhension des vérités religieuses. Quiconque s'enorgueillit à cause de ses ancêtres perd leurs bénédictions. Une telle arrogance annule ses propres vertues.

Le Prophète salallahu 'alaihi wa salam a dit: "Quiconque est en retard dans les bonnes oeuvres n'est pas poussé en avant par ses ancêtres." Rapporté par Muslim. Il, salallahu 'alaihi wa salam a dit: "Ô Fatimah, fille de Muhammad, et Safiyah, tante du Messager d'Allah: je ne suis pas capable de vous protéger d'Allah. Amendez vous mêmes vos âmes du Feu de l'Enfer." Rapporté par Muslim.

Le Prophète salallahu 'alaihi wa salam a dit: "Il n'y a pas de supériorité du blanc sur le noir, ni de l'arabe sur le non arabe, si ce n'est dans la crainte d'Allah. Vous êtes tous d'Adam, et Adam a été créé de poussière." Rapporté par Tirmidhi et Abu Dawud.

Il a dit, salallahu 'alaihi wa salam: "Les nations tomberont à cause de la fierté qu'ils ont de leurs ancêtres, ou parce qu'ils deviendront plus méprisables à la vue d'Allah que des bousiers." Rapporté par Abu Dawud et Tirmidhi.

Ainsi, l'excellence et l'honneur est établit par la crainte de Dieu, et pas par le lignage. Comme Allah l'a dit: "Le plus honoré d'entre vous est celui qui craint le plus Allah" [49:13]. Toutefois, si la suffisance est causée par la science, la piété, et la dévotion, la récompense découlant de cela est annulée. S'il en est ainsi de la suffisance des pieux, quel doit donc être le cas de celui qui s'enorgueillit d'une piété et d'une droiture qui ne sont pas siennes, mais qui appartiennent à ses prédécesseurs! N'est ce pas là une stupidité énorme et repoussante?! Le bien ne se trouve que dans l'humilité, la soumission, et l'obéissance;

Il, salallahu 'alaihi wa salam a dit: "Quiconque est humble est élevé par Allah, quiconque est orgueilleux est abaissé par Allah."

L'amour de l'obscurité et de l'anonymat, et le mépris de l'apparence et de la renommée sont des caractéristiques des pieux croyants. Ils sont satisfaits de ce qui est humble, que ce soit dans les réunions, dans la nourriture, les habits et les plaisirs de ce monde. Aussi, chers Musulmans, cherchez cette humilité!


Par 'Abd al Batin - Publié dans : Se rapprocher d'Allah - Communauté : Monde musulman
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Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 15:25

 

Définition du Nafs

 

 

Par le Sheikh Muhammad ‘Afifi al-’Akiti

 


Au Nom de Dieu le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 

Louange à Allah qui a façonné harmonieusement l'aspect de l'homme en lui accordant une belle stature, ainsi qu'une bonne proportion, et qui l'a protégé de l'accroissement et de la diminution dans son aspect et ses mensurations. Nous implorons Son pardon et Sa guidance, et cherchons refuge contre le mal qui est en nous ainsi que ce qui est nuisible dans nos actions. Et que les bénédictions et les salutations soient sur Muhammad , Son Prophète.

 
« Quant à celui qui aura dépassé les limites et aura préféré la vie présente, alors, l'enfer sera son refuge: et pour celui qui a aura redouté de comparaitre devant son Seigneur, et préservé son âme de la passion, le Paradis sera alors son refuge » (Coran 79: 37 à 41)


Ibn Kathir a dit: « Les croyants (mu'min) sont des personnes ayant été averties, à travers le Coran, de (ne pas) céder aux plaisirs de ce monde, et il (le coran) s'interpose entre eux et ce qui pourrait les détruire. Le croyant est comme un prisonnier dans ce monde, essayant de s'affranchir de ses entraves et de ses chaines, ne plaçant nullement sa confiance en lui (le monde) ni en ce qu'il contient, jusqu'au jour où il rencontrera son Créateur. Il sait très bien qu'il est responsable de tout ce qu'il entend, voit et dit, mais également de tout ce qu'il accomplit avec son corps. » (Al-Bidayah wa al-Nihayah, vol. 9 p. 276, Caire 1352)

 
Il existe deux catégories de personnes, ceux dont la nafs a vaincu et a conduit à la perte, car elles se sont soumises à elles et ont obéi à leurs penchants. Et celles qui ont dominé leur nafs et l'ont fait obéir à leur commandement.

 
Le terme Nafs (pl. anfus ou nufus) possède comme signification terminologique: l'âme, la psyché, l'égo, moi, vie, personne, cœur ou esprit. (mu'jam, kassis). Bien que certains savants aient classé la nafs à hauteur de sept stations, tous sont unanimes pour affirmer qu'Allah a décrit, dans le Coran, au moins trois principaux types de nafs. Et elles sont classées par ordre de la pire à la meilleure: nafs al-Ammara bissu’ (nafs instigatrice du mal) nafs al-lawwama (nafs réprobatrice) et nafs al-mutma`inna (nafs apaisée). (chapitre 12 v.53 dans le tafsir de at-Tabari: Jami’ al-bayan fi tafsir al-Coran, 30 vols., Bulaq 1323 et aussi dans le tafsir de l'Imam Baghawi: Lubab al-ta’wil fi ma’alam at-tanzil, 8 vols. Caire, 1308)


Un résumé de ces stations de l'âme est donné par l'Imam Tabari dans son tafsir du verset 53 de la sourate Yusuf:

 
- Nafs al-ammara bissu’ (la nafs instigatrice): Elle est la nafs qui se mène au châtiment. Par sa nature même, elle oriente son hôte vers toute action blâmable et nul ne peut se débarrasser de son mal sans le secours d'Allah. Aussi, Allah évoque cette nafs dans l'histoire de la femme de al-Aziz (Zulaykhâ) et du Prophète Yusuf, que la paix soit sur lui: « L'âme (humaine) est très instigatrice au mal » (Coran 12:53) Allah dit également: « Et n'eût été la grâce d'Allah envers vous et Sa Miséricorde aucun d'entre vous n'aurait jamais été pur. Mais Allah purifie qui Il veut et Allah entend et sait tout. » (Coran 24:21). Dominée par les plaisirs terrestres (shahwat) et les passions, cette nafs réside dans le monde des sens … Le mal se tient caché dans la nafs et c'est ce qui l'incite à commettre le blâmable. Si Allah abandonnait le serviteur seul avec son égo, celui-ci serait anéanti entre son mal et le mal qu'il (égo) désire. Cependant, si Allah lui accorde la réussite et le secours, alors il survivra. Nous cherchons refuge auprès d'Allah, le Tout Puissant, contre le mal qui réside en nous et le mal de nos actions.

 
- Nafs al-lawwama (la nafs réprobatrice): Allah fait référence à cette nafs « Et Je jure par la nafs qui ne cesse de se blâmer » (Coran 75:2). Cette nafs est consciente de ses propres imperfections. Hasan al Basri a dit « Tu vois constamment le croyant se blâmer et dire des choses comme « Est-ce que je veux cela ? Pourquoi ai-je fais cela ? Est-ce mieux que cela ? » ...


- Nafs al-mutma`inna (l'âme apaisée): Allah fait référence à cette nafs, “O toi, âme apaisée !” (Coran 89:27). Cette nafs est sereine car elle se repose sur la certitude d'Allah. Ibn Abbas, qu'Allah soit satisfait de lui, a dit « Elle est l'âme sereine et croyante » al Qatada, qu'Allah soit satisfait de lui, a dit « elle est l'âme du croyant, tranquillisée par ce qu'Allah a promis. Son propriétaire est apaisé et satisfait de sa connaissance des Noms et des Attributs d'Allah, de ce qu'Il a dit de Lui et de Son Messager, et de ce qu'Il a dit à propos de ce qui attend l'âme après la mort: concernant le départ de l'âme, la vie dans le Barzakh ainsi que les événements qui suivront lors du Jour de Qiyama. A tel point qu'un croyant tel que celui-ci peut presque les voir avec ses yeux. Ainsi il se soumet à la volonté d'Allah et s'abandonne à Lui avec plaisir, sans jamais être mécontent ou insatisfait, et avec une foi jamais hésitante (ou avec aucune incertitude dans sa foi). Il ne se réjouit pas de sa subsistance (ou ses rétributions) et ses afflictions ne le font pas perdre espoir – car il sait qu'elles furent décrétées bien avant qu'elles lui arrivent et même avant qu'il fusse crée ... » (Al-Tabari: Jami’ al-bayan fi tafsir al-Coran, vol. 13, Bulaq 1323)

 
Imam Baghawi a dit «  La nafs al mutama'inna a un ange qui l'aide, l'assiste et la guide. L'ange projette le bien à l'intérieur du nafs afin qu'elle aspire à ce qui est bon et qu'elle prenne conscience de l'excellence des bonnes actions. L'ange éloigne également l'égo des actions blâmables et lui montre la laideur des mauvais actes. Globalement, tout ce qui est pour Allah et par lui, provient toujours de l'âme qui est en paix. La nafs al-ammara bissu possède shaytan comme allié. Il lui promet de grandes récompenses et rétributions, mais projette le mensonge en elle. Il la tente et attire l'âme à commettre le mal. Il l'encourage, espoir après espoir, et présente à l'âme le mensonge sous une forme qu'elle acceptera et appréciera. »

 
Ibn al Qayyim mentionne également les degrés du nafs « La nafs est une entité unique bien que ses états puissent évoluer du nafs al-ammara, au nafs al-lawwama et au nafs al-mutma`inna qui est le but final de perfection … Il a été dit que la nafs al-lawwama est la seule qui ne peut demeurer dans un seul état. Elle change souvent, elle se souvient et oublie, se soumet et esquive, aime et déteste, se réjouit et s'attriste, accepte et rejette, obéit et se rebelle. La nafs al-lawwama est aussi la nafs du croyant … Il a aussi été rapporté que la nafs se blâme elle-même au Jour de Qiyama – elle se blâme pour chacune de ses actions, que cela soit pour ses mauvaises actions, s'il fut une personne qui accomplit de nombreuses actions répréhensibles, soit pour ses faiblesses, s'il fut une personne qui pratiqua les bonnes actions. Tout cela est juste. (Madarij as-Salikin fi Manazili Iyyaka Na’budu wa Iyyaka Nasta’in, vol. 1 p.308)

 
Sa'id Hawwa a dit concernant ses nafs « Selon sa condition, la nafs existe de façon multidimensionnelle. Lorsque la nafs est tranquille en raison de l'obéissance à Allah et que l'âme s'oppose à ses tentations, cette âme est connue sous le nom de nafs al-mutma'inna. A propos de cela, Allah a parlé d'elle dans le Coran (89:27-28). Mais si l'âme n'accéde pas à la paix avec elle-même, en étant plutôt exposée à ses désirs, alors une telle âme est connue sous le nom de nafs al-lawwama car cette âme blâme son propriétaire à cause de la négligence de celui-ci dans l'accomplissement de ce que veut Allah – Coran 75:2. Plus encore, si l'âme se soumet aux tentations et se laisse séduire par shaytan, une telle âme est connue sous le nom de nafs al ammara bissu'. Allah parle de l'aventure concernant de la femme de al-aziz (Zulaykha) dans le Coran (12:53). (Tarbiyatun nar ruhiyah, p. 32, Caire: Dar al-Salam, 1408)

 
Il existe un célèbre dicton arabe:

 


« O âme … Prends garde ! Aide moi avec tes efforts,

dans les ténèbres des nuits;

Pour qu'au jour de Qiyama,

tu puisses obtenir une vie agréable sur ses hauteurs »

 

 

Puisse cela être profitable. Et la dernière de nos prières, « Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la Toute Puissance – exalté soit Il – au delà de ce qu'ils Lui attribuent ! La Paix soit sur les envoyés ! Et la louange revient à Allah, le Seigneur des mondes. » (Coran 37: 180 à 182)
 

 


 

Par 'Abd al Batin - Publié dans : Se rapprocher d'Allah - Communauté : Monde musulman
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Dimanche 26 juillet 2009 7 26 /07 /Juil /2009 18:09

 

Les droits des enfants


 

 

par l'Imam al Habib Abdullah al 'Alawi al Haddad
dans Nasa'ih al-Diniya wal-Wasaya al-Imaniya


 

Et il est essentiel et préférable, pour les parents, d'aider leurs enfants à atteindre la droiture avec bienveillance, et d'arrêter d'insister de façon incommodante pour que leurs droits [ceux des parents] soient respectés; et faites un examen approfondi de cela. Particulièrement en ces temps où la piété filiale et les pieux se raréfient, où la désobéissance s'est répandu, et où les manques de respects sont innombrables. Par conséquent, si cela est accompli et que les enfants sont traités avec indulgence, ils seront saufs et préservés des méfaits de la désobéissance, et rien ne sera comptabilisé comme transgressions liées à ce monde et à l'au-delà. Et ils obtiendront une rétribution d'Allah et une généreuse récompense, et il n'y a rien de mieux et de plus parfait. Parmi les choses éternelles et supérieures se trouve la piété filiale des enfants. Il  (l'Envoyé d'Allah) salallahu 'alaihi wa salam a dit : « Qu'Allah fasse miséricorde aux parents qui assistent leur enfant à lui être fidèle »

Un avertissement capital d'entre tous les avertissements: prier contre (de maudire) leurs enfants désobéissants. En effet, cela accroit le mal, la perversion (fasadan) et l'impiété filiale, et une partie du mal résultant de cela se retournera  donc sur les parents dans ce monde. La supplication des parents est agréée, il est donc important d'appeler les bénédictions sur eux et non de lancer des imprécations contre eux. Il se peut ainsi qu'Allah, de par les bénédictions de ces supplications, améliore l'enfant. Ainsi revenir à la piété filiale profite aux parents, et par elle, ils seront apaisés, le succès sera accordé à l'enfant par la récompense dû à l'obéissance, il échappera aux méfaits de la déloyauté, et Allah est Celui qui guide et qui accorde la réussite.

Effectivement, les enfants ont des droits sur les parents. Il s'agit de subvenir à leurs besoins aussi longtemps qu'ils dépendent d'eux, de leur enseigner les convenances (adabs) [1], en leur donnant une bonne éducation. De leurs montrer également la bonne voie vers des comportements louables, des traits de caractères nobles et de belles qualités. Mais aussi en les préservant et en les protégeant de ce qui s'oppose à cela (ce qui a été mentionné).

Choisissez-leurs de beaux noms [2] et des mères bénies parmi les (femmes) pieuses, fécondes et belles, comme il a dit , 'alayhi salat wa salam [3]:

تخيروا لنطفكم الاكفاء
فان العرق دساس


 Il leur incombe également, d'être équitable entre eux dans la répartition des cadeaux , de ne pas céder aux penchants naturels ou aux passions du nafs, et de ne pas privilégier un enfant sur un autre.

Vital pour les parents et en tête des droits des enfants se trouve le fait d'embellir les bonnes manières et l'éducation dans le but de leur imprégner l'amour du bien et la connaissance de la vérité [4], la profonde importance des affaires de la religion, l'aversion des affaires de ce monde et la prédilection pour les affaires de l'au-delà. Quiconque néglige l'enseignement des bonnes manières (adabs) et de la bonne éducation, semant dans leurs cœurs l'adoration de ce monde et de ses passions, ainsi que peu d'intérêt pour les affaires de la religion – fera en sorte qu'ils deviennent désobéissants - il ne leur restera plus qu'à s'en prendre à eux mêmes. Les plus condamnables sont les négligents ! La désobéissance s'est considérablement propagée dans cette époque dû à l'insouciance que nous avons mentionné [5].




____________________



Notes:

[1] Adab a de nombreuses significations, c'est un mot difficile à traduire. Toutefois, beaucoup traduisent adab par: belles caractéristiques intérieures et extérieures.
[2] Outre le sens évident, il se peut également que l'auteur suggère de donner des beaux surnoms à nos enfants dans les moments de bonheur ou d'obéissance, en guise de louange et d'encouragements à l'enfant.
[3] Littéralement, ce hadith signifierai: "Choisissez ce qui convient pour votre nutfa, car certes les veines conspirent." Les mots du Messagers d'Allah salallahu 'alaihi wa salam ne sont pas seulements profonds dans leur language, mais aussi vastes en significations. Une précaution immense doit être adoptée quand on aborde des sujets de hadith. Il était donc adéquat de garder le texte arabe pour cette narration particulière, et nos 'Ulema devraient être consultés pour plus de précisions. Quant à extraire ce qui peut être dit par la déclaration précédent le hadith, nos 'Ulema du Hadith mentionnent que souvent les bons et mauvais traits de caractère, extérieurs comme intérieurs, physiques et spirituels sont hérités des parents. Aussi, on doit prendre soin quand on choisit une épouse quant à ses futurs enfants, car ces traits se transmettent à travers les générations. Et Allah sait mieux.
[4] Ma'rifat al haqq, peut également signifier: la connaissance d'Allah.
[5] Dans le chapitre sur l'insouciance du même livre.



traduit du site: http://www.marifah.net/articles/RightsofChildren.pdf
Par 'Abd al Batin - Publié dans : Se rapprocher d'Allah - Communauté : Monde musulman
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /Août /2008 01:35

Douter de sa Religion


Par Shaykh Muḥammad b. ‘Alawī al-Mālikī al-Ḥasanī dans "Qul: Hādhihi Sabīlī'


C'est le premier signe de faiblesse du coeur. Il est nécessaire à l'humain de purifier son coeur de tout doute concernant Allâh, Son Messager sallallâhu 'alayhi wa sallam, et l'Au-Delà. Cette grave faiblesse affecte certaines personnes, particulièrement quand elles sont sur le point de mourir, ce qui les conduit à une fin déplaisante. Nous cherchons refuge auprès d'Allâh contre cela.


Quiconque a expérimenté ce genre de doute n'est pas autorisé à les conserver [sans y remedier] au risque de rencontrer Allâh dans cet état. Il a au contraire pour devoir de lutter pour les éliminer autant que possible.

Parmi les choses classées comme « doutes » à l'égard d'Allâh, il y a le fait de croire en n'importe quelle chose qui annulerait Sa Transcendance Parfaite. Parmi celles qui concernent Son Messager, sallallâhu 'alayhi wa sallam, il y a la croyance en n'importe quelle chose à son propos qui annulerait sa qualité d’infaillibilité.

D'autres croyances, telles que l'élévation du Prophète, sallallâhu 'alayhi wa sallam, au statut de divinité, ou à l'inverse, sa réduction au commun du mortel, sont toutes deux fausses.

Le meilleur moyen d'éliminer les doutes dans la foi, c'est d'interroger les 'Ulema et les véridiques, dévôts. Celui qui ne pourrait en rencontrer, qu'il étudie leurs livres au sujet du tawhid et l'acquisition d'une foi sûre.  Les pensées fortuites et les insufflations répétitives (waswas) au coeur au sujet de la foi, que ce dernier (le coeur) sait pertinemment être infondées, ne sont pas considérées comme doutes.

Un tel coeur est toutefois équipé d'une forte détermination de contourner et résister à ces insufflations. Il suffit à quiconque arrive de telles suggestions sataniques de les éviter et les réprouver en cherchant refuge auprès d'Allah.


Traduit du site: www.marifah.org
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Dimanche 18 mai 2008 7 18 /05 /Mai /2008 12:59

La Patience



Par Ibn Juzayy al Kalbi (m.741h)

 

Dans le Qu'ran, la patience est mentionnée plus de soixante dix fois, Ceci étant du à l'importance primordiale qu'à la patience dans le dine, Il a été rapporté que chaque bonne action est rétribuée de manière limitée,  de 10 à 70 fois sa valeur, sauf la patience dont la récompense n'est pas quantifiable,


Et ce conformément à la parole d'Allah : « Seuls les patients sont rétribués sans compter »


Allah mentionne huit façons dont il honore le patient :

 

  • Le premier est l'amour : « Et Allah aime les patients »

  • Le second est le secours : « Et Allah est vraiment avec les patients »

  • Le troisième est les demeures au Paradis : « Ils seront récompensés par des demeures au Paradis et ce grâce à leur patience »

  • Le quatrième est la pleine récompense, Allah dit : « Seuls les patients sont récompensés sans compter »

  • Les quatre autres façons sont mentionnées dans un verset (dans Al Baqarah) dans lequel on informe (les patients) de bonnes nouvelles, Dans cette même ayah, on mentionne également la compassion, la miséricorde et la guidance comme récompense pour les patients. Allah dit : “Et pour eux, il y aura pour eux miséricorde et compassion de la part de leur Seigneur, ainsi que pour les bien guidés."

 

La Patience revêt quatre formes :

 

  • La patience dans l'afflcition, où laquelle on s'interdit le mécontentement ou l'impatience.
  • La patience dans l'aisance, à laquelle on doit rendre grâce, sans outrepasser les limites que sont la fierté et l'orgueil
  • La patience dans l'obéissance, en étant constant et perséverant envers elle.
  • La patience en s'interdisant les actes de désobéissance en s'éloignant de ces derniers.

 

Au dessus de la patience , il y a la résignantion, qui se traduit par abandonner d'exprimer ouvertement son mécontentement et/ ou son opposition, et abandonner le dégout intérieur.

 

Et au-dessus de la résignantion, il y a la totale satisfaction avec le décret divin; le bonheur de l'âme inhérent à l'acte de Dieu; il provient de l'amour. Tout ce que le Bien-aimé fait est bien aimé.

Par 'Abd al Batin - Publié dans : Se rapprocher d'Allah
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Dimanche 27 avril 2008 7 27 /04 /Avr /2008 16:22
L'Unicité (tawhîd) :

Par Abu Hamid al Ghazali dans son Kitab al 'Ilm


Aujourd'hui, ce terme désigne les productions de la science du Kalam *, la connaissance de l'art de la polémique (mujâdala), la manière d'invalider les raisonnements, la capacité de faire de beaux discours et l'attirance pour les choses douteuses. Certains d'entre eux sont allés jusqu'à se nommer eux-mêmes « les gens de la justice et de l'Unicité » et l'on a appelé ceux qui pratiquent le Kalâm (al-mutakallimûm) les savants de l'Unicité (`ulamâ' al-tawhîd).


Pourtant tout ce qui fait la spécificité de leur art n'était pas connu dans les premiers temps ! Celui qui ouvrait une porte vers la polémique était sérieusement blâmé. Par contre, ce que contient le Coran en fait d'arguments qui convainquent l'esprit dès la première écoute était connu de tous !


La science du Coran était la science tout entière et l'Unicité (tawhîd) désignait bien autre chose que la plupart des gens du Kalâm ne peuvent d'ailleurs pas comprendre ; et s'ils la comprennent, ils n'arrivent pas à la mettre en pratique.


Ce qui était désigné par l'Unicité c'était la vision de toute chose comme venant de Dieu, Puissant et Majestueux. Une telle conception empêchait de s'en remettre aux causes secondes (asbiib) et aux intermédiaires (wasâ'il) : le bien comme le mal étaient vus comme venant de Dieu, Exalté soit-Il. Cela est une noble station (maqâm charîf) dont l'un des fruits est la confiance en Dieu comme nous le verrons dans le « Livre de la confiance en Dieu ».


Une autre conséquence [de l'Unicité] est, d'une part, l'abandon des reproches et de la colère envers les créatures et d'autre part, le contentement (rida') et la soumission (taslîm) (15) au décret de Dieu Très-Haut. On peut voir ceci dans la parole de Abu Bakr al-Siddîq lorsque, malade, on lui demanda : «As-tu réclamé un médecin ?» Il répondit : « C'est le médecin qui m'a rendu malade !» Un autre [compagnon] fut interrogé : «Qu'est-ce que t'a dit le médecin sur ta maladie ?» Il répondit : « Il m'a dit : Je suis Celui qui fait ce qu'Il veut. »


L'Unicité est comparable à une « pierre précieuse » qui posséderait deux écorces extérieures : la première est plus éloignée du « fond » (lubb) que l'autre. Les gens se sont préoccupés à préserver l'écorce et ont complètement délaissé le « fond ».


La première écorce de l'Unicité consiste à dire par la langue : Il n'y a pas de divinité si ce n'est Dieu ilâha ill-Allah). C'est l'Unicité par négation de la Trinité que professent les chrétiens, mais une telle affirmation peut très bien provenir de l'hypocrite dont l'intérieur nie ce qu'il affirme extérieurement.


La deuxième écorce consiste à ce qu'il n'y ait rien dans le coeur qui contredise le sens de cette affirmation : il faut donc que le coeur se comporte selon les dogmes qu'il a acceptés ; c'est ainsi une marque de sincérité. Ceci est l'Unicité du commun des créatures. Ceux qui pratiquent le Kalâm sont très attachés à ce degré de l'Unicité pour éviter les troubles des hérésies.


Le troisième degré c'est le « fond » : il s'agit de voir toute chose comme venant de Dieu Très-Haut de manière à se détourner des intermédiaires, à L'adorer Lui seul sans rien d'autre et d'abandonner de suivre ses passions car quiconque suit ses passions en fait un culte. Dieu Très-Haut a dit :


« As-tu donc vu celui qui a pris sa passion (hawâhu) pour divinité ? »

Et le Prophète (sur lui la Grâce et la Paix de Dieu) a dit :
« La plus détestée par Dieu Très-Haut des divinités qui puisse être adorée sur terre, c'est la passion hawâ).
»


En réalité, celui qui réfléchit se rend compte que le païen adorant les statues adore en réalité sa passion dès lors que l'âme tend naturellement vers la religion des ancêtres et que le païen suit cette tendance de l'âme. Or, les tendances de l'âme sont justement une des composantes de la passion.


Par ce « fond » de l'Unicité on doit aussi perdre la colère contre les créatures et l'habitude de se tourner vers elles : celui qui voit que toute chose vient de Dieu, Puissant et Majestueux, comment pourrait-il en vouloir aux autres ?


L'Unicité désignait [dans les premiers temps de l'Islam] ce degré qui est la station des véridiques (siddîqîn).


Regarde donc comme cela a été détourné, pour se contenter de l'écorce, pour pouvoir recevoir les éloges et les honneurs ; tout ceci, en empruntant un nom louable [qui est l'Unicité] et en lui faisant perdre son vrai sens qui seul mérite la louange.


Cela est comparable à l'égarement de celui qui à son réveil le matin se tourne vers la Qibla (18) et dit : «Je tourne ma face vers Celui qui a créé les Cieux et le Terre en pur monothéiste (han fan)»


Cette parole est un mensonge par lequel il débute chacune de ses journées si la face de son coeur n'est pas entièrement tournée vers Dieu Très-Haut, car s'il entend par « face » son visage, alors celui-ci ne peut être tourné que vers la Ka'ba : il ne s'écarte que des autres directions spatiales [et non des autres « divinités »]. La Ka'ba n'est une direction vers le Créateur des Cieux et de la Terre que dans la mesure où celui qui se tourne vers elle se tourne en même temps vers Lui : Il est trop élevé pour être limité par l'espace.


S'il entend par « face » son coeur, et c'est bien par lui que se fait l'adoration, comment pourrait-il être sincère si son coeur est prisonnier des choses de ce monde, si son coeur est actif dans la recherche des ruses afin d'accumuler les richesses matérielles, les honneurs et de multiplier les moyens [de subsistance], et enfin si son coeur est complètement adonné à ces choses ? Quand donc pourra-t-il tourner sa « face » vers le Créateur des Cieux et de la Terre ?


C'est ainsi qu'on peut comprendre la réalité de l'Unicité. Le monothéiste (al-muwahhid) est donc celui qui ne voit que l'Unique (al-Wâhid
) et il ne tourne sa « face » que vers Lui, ceci est d'ailleurs la mise en pratique de le parole de Dieu Très-Haut :


« Dis : Allah, puis laisse-les s'amuser dans leur égarement »


Ce qui est visé ici n'est pas la parole que la langue prononce car celle-ci n'est qu'une «traductrice » : parfois elle dit vrai et parfois elle ment. Le lieu vers lequel se porte le regard de Dieu Très-Haut c'est le lieu où prennent naissance les paroles, c'est le coeur, c'est lui le foyer où doit reposer l'Unicité.



______________________


* Le terme Kalâm signifie littéralement parole ou discours. Ce terme servit à désigner la Théologie dogmatique ou scolastique islamique. Cette branche des sciences religieuses fut ainsi dénommée car elle se présente comme une approche rationnelle des données du Coran et de la Sunna. Ce caractère rationnel laisse Ghazâlî insatisfait. Pour une critique plus approfondie du Kalâm par Ghazâlî voir : « Iljâm al-‘awâmm 'an 'ilm al-Kalâm », repris dans Majmû'at al-rasâ'il, Ed. Dâr al-fikr, Beyrouth, 1996.
Pour une critique antérieure à celle de Ghazâlî, voir l'analyse du traité de Abdullah ANSARÎ « Kitâb dhamm al-Kalâm » par S. de BEAURECUEIL in KHWADJA ABDULLAH ANSARÎ, mystique hanbalite, pp. 204-221, Beyrouth, 1965.
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 03:17

 

 

Sur l'obligation d'aimer Dieu


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Par al Hafidh Ibn al Jawzi dans:
Istinshaq nasim al-uns min nafahat riyadh al-quds
(La Respiration des brises de la familiarité à travers les exhalaisons des jardins de la sainteté)

 

Il est une obligation d'aimer le Roi, le Saint des saints et de Lui donner la préférence par rapport à l'attachement aux biens, aux enfants et aux personnes.

Dieu — qu'Il soit éxalté et magnifié dit : « Dis : Si vos pères, vos fils, vos .frères, vos épouses, votre clan, les biens que vous avez acquis, un négoce pour lequel vous craignez le marasme, des demeures où vous vous plaise, vous sont plus chers que Dieu et Son Messager et la lutte dans le chemin de Dieu : .Attendez vous à ce que Dieu fasse intervenir son Ordre. Eit Dieu ne guide pas les gens pervers» (Coran :9/24).

Abû Abdullâh Muhammad ibn Khafif al-Sûfî rapporte ceci : Abul `Abbâs ibn Surayj nous a interrogé à Shirâz en disant : L'amour de Dieu est-il ou non une obligation ? Nous répondîmes : C'est une obligation. Il nous demanda : Quelle en est la preuve ? Aucun de nous ne put dire quoi que ce soit. Nous sommes donc revenus vers lui et nous lui demandâmes : Quelle est la preuve qui atteste l'obligation d'aimer Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié — II répondit : C'est la Parole Divine : « Dis Si vos pères, vos enfants, vos frères, vos épouses, vos clans, les biens que pour gagner le négoce dont vous craignez,: le déclin el les demeures qui sont agréables, vous sont plus chers que Dieu, Son messager, et la lutte dans le sentier de Dieu, alors attendez-vous à ce que Dieu fasse intervenir Son Ordre ».
Puis, il ajouta : Dans ce verset, Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié — les a menacés pour avoir préféré leur amour pour autrui à leur amour pour Lui et pour Son Prophète. Or la menace n'intervient qu'en cas d'une obligation impérieuse et d'un devoir inéluctable. Il est rapporté également dans les deux Recueils du hadith authentique, d'après Anas, que le Prophète — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — a dit : « Par Celui qui détient le sort de mon âme dans Sa main ! Aucun de vous ne croit tant que je ne serai pas pour lui plus cher que son père, son enfant et tous les hommes ». Il est rapporté aussi dans les deux Recueils du hadith authentique que Omar ibn al-Khattâb — que Dieu soit satisfait de lui — a dit : « Ô Envoyé de Dieu ! Par Dieu ! Tu m'es plus cher que tout à l'exception de moi-même ! » Il lui dit « Non ! Ô Omar ! Tant que je ne suis pas pour toi plus cher que ta propre personne ! » Omar dit alors : « Par Dieu ! Tu m'es plus cher que ma propre personne ! » Il lui dit « Maintenant oui, O Omar ! » Il est évident que l'amour de l'Envoyé de Dieu dépend de l'amour de Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié —. En effet, l'Envoyé de Dieu est aimé conformément à l'amour de Dieu pour lui et à l'ordre de Dieu de l'aimer, de lui obéir et de le suivre. Et si la Foi ne se réalise qu'en donnant la priorité à son amour par rapport à l'amour de soi, des enfants, des parents et de toutes les créatures, qu'en sera-t-il alors de l'amour de Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié — ? Il faut savoir qu'Ibn Ishâk rapporte d'après al-Mughira ibn 'Uthman ibn al-Aknas, d'après Abû Salama ibn Abdurrah-man, qu'en arrivant à Médine, l'Envoyé de Dieu — que Dieu .lui accorde la grâce et la paix — a prononcé un prône dans lequel il a dit notamment : « Aimez celui qui aime Dieu et aimez Dieu de tous vos cœurs ».
Du reste, le Prophète — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — a fait, de la préséance de l'amour de Dieu et de Son Messager par rapport à l'amour d'autrui, l'une des marques de la Foi et l'un des signes de l'existence de la douceur de la Foi dans les cœurs. En effet, il est rapporté dans deux Recueils du hadîth authentique, d'après Anas — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — à elles la douceur de la Foi : "C'est que Dieu et Son Messager soient pour lui plus chers que tout le reste, qu'il n'aime un individu que pour Dieu et qu'il déteste de revenir à l'impiété après que Dieu l'en ait sauvé, comme il déteste qu'on le jette dans le feu ". Il est dit dans la version recensée par al-Nassa'i : « Celui qui possède trois qualités, retrouve la douceur et la saveur de la foi C'est que Dieu et Son Messager soient pour lui plus chers que tout le reste, qu'il aime pour Dieu et déteste pour Dieu et qu'il préfère qu'on le jette dans un feu allumé plutôt que d'associer quoi que ce soit à Dieu ».
Il est rapporté dans le Musnad (Recueil) de l'imam Ahmad, d'après Abû Razin al-‘Uqayli : « J'ai dit : Ô Envoyé de Dieu en quoi consiste la foi ? Il a dit : C'est que tu témoignes qu'il n'y a d'autre dieu que Dieu, L'Unique qui n'a pas d'associé et que Muhammad est Son serviteur et Son messager, qu'ils te soient plus chers que tout le reste, que tu préfères être brûlé par le feu plutôt que d'associer quelque chose à Dieu et que tu n'aimes celui qui n'a pas de liens de sang avec toi que pour Dieu. Si tu es ainsi, l'amour de la foi pénètre dans ton cœur comme l'amour de l'eau pour l'homme assoiffé au cours d'une journée caniculaire ».
De même, al-Miqdâd ibn al-Aswad rapporte que l'Envoyé de Dieu — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — a dit : « Celui qui aime Dieu et Son Messager sincèrement de tout son cœur, qui aime les croyants lorsqu'il les rencontre et qui considère que l'affaire de la période antéislamique est pour lui semblable à un brasier dans lequel on l'a jeté, celui-là a déjà goûté à la saveur de la foi —dit-il — a déjà atteint le summum De la foi ».
C'est, d'ailleurs, dans ce sens que Dieu — qu'Il soit exalté — a interpellé les croyants : « Vous les croyants ! Lorsque des croyantes qui ont émigrés, viennent à vous, éprouvez-les. Dieu connaît parfaitement leur foi Si vous les considérez comme des croyantes, ne les renvoyez pas vers les mécréants elles ne sont plus licites pour eux ; ils ne sont plus licites pour elles. Donnez-leur ce qu'ils ont dépensé pour elles. Il n y a pas de faute à vous reprocher si vous les éprouve après leur avoir versé leur douaire. Ne retenez pas en les épousant celles qui sont incroyantes. Réclamez ce que vous avez dépensé pour leur entretien, comme ils vous réclament ce qu'ils ont dépensé. Telle est la décision de Dieu d'après laquelle Il vous juge. Dieu est Celui qui sait. Il est Sage » (Coran : 60/10). Il a ordonné qu'on les éprouve pour connaître leur foi. Voilà pourquoi le Prophète — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — leur faisait jurer qu'elles n'ont quitté leurs foyers et émigré que par amour pour Dieu et Son Messager et non pas pour un quelconque autre désir car cela constituait une manière de connaître le degré de leur foi. Ibn Abbas disait à propos de l'explication de ce verset : « Lorsque l'une de ces femmes venait voir le Prophète que Dieu lui accorde la grâce et la paix — pour embrasser l'Islam, il lui faisait jurer qu'elle n'a quitté la main de son mari que par amour pour Dieu et pour Son Messager ». Ceci figure dans certains manuscrits du Recueil de Tirmidhi. Il est dit dans la version d'al-Bazzâr, d'Ibn jarir et d'.Abû Hazim : « Il lui faisait jurer : Par Dieu je n'ai pas quitté la main de mon mari ! Par Dieu ! Je ne l'ai quitté que par amour pour Dieu et pour Son Messager ! » De même, Ibrahim ibn al-Junayd al-Khautli rapporte dans son kitab al Mahabba (Le livre de l'Amour) un hadith doté d'une chaîne de transmission faible qu'Abû Hurayra fait remonter au Prophète — que Dieu lui accorde la grâce et la paix qui dit : « La foi dans le cœur de l'homme consiste en ce qu'il aime Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié ». Enfin, al-Zuhrî rapporte que le Prophète — que Dieu lui accorde la grâce et la paix — a dit : « L'essentiel de la foi, c'est l'amour de Dieu — qu'Il soit exalté et magnifié. La marque de la foi, c'est le bien et la justice, et la réalisation de la foi, c'est d'honorer un homme de religion et un homme avancé dans l'âge ».
 
 
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Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /Juil /2007 18:10

La Crainte et l'Espoir (Khawf wa Raja')

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Extrait de "al-tashil li-ulum al-tanzil" de l'Imam Ibn Juzayy al-Kalbi

Et invoquez-Le avec crainte et espoir, car la miséricorde de Dieu est proche des bienfaisants. (al A'raf; 56)

Allah a uni la crainte et l'espoir pour que le serviteur soit pénétré par les deux à la fois, car Allah a dit:

Ils espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment. (al Isra; 57)

Car ce qui nécessite la crainte est la reconaissance de la toute Puissance d'Allah et de la sévérité de Sa punition, tandis que ce qui nécessite l'espoir est la reconnaissance de la miséricorde d'Allah et la grandeur de Sa récompense.

Il a dit:

Informe Mes serviteurs que c'est Moi le Pardonneur, le Très Miséricordieux, et que Mon châtiment est certes le châtiment douloureux. (al-Hijr; 49; 50)

Celui qui reconnait la récompense d'Allah place son espoir en Lui, et quiconque craint Sa punition Le craint, et un hadith a été rapporté dans ce sens.

Si la crainte et l'espoir du croyant devaient être évaluées, elle seraient égales sauf qu'il est recommandé que le serviteur soit tout au long de sa vie dominé par la crainte pour qu'elle le guide vers les actes d'aobéissance et le fasse abandonner les mauvaises actions, mais il doit être dominé par l'espoir au moment de la mort à cause de ses paroles (paix et bénédictions d'Allah sur lui) :

"Qu'aucun de vous ne meure sans avoir une bonne opinion d'Allah, Exalté soit Il"



Sache que la crainte a trois degrés:

  • Le premier, c'est qu'elle soit faible, cela arrive au coeur mais n'a aucun effet sur l'interieur ni sur l'exterieur, et son existence est telle que c'est comme si elle n'existait pas.
  • Le second, c'est qu'elle soit suffisament forte pour éveiller le serviteur de sa négligence et le mener à se rectifier.
  • Le troisième, c'est qu'elle soit forte au point de causer le malheur et le désespoir, et cela n'est pas permis. Le meilleur en toute chose c'est le juste milieu.


Et les gens ont trois stations en rapport avec la crainte :

  • La crainte des gens du commun est la peur des mauvaises actions
  • La crainte de l'élite est la crainte du sceau (du destin).
  • Et la crainte de l'élite de l'élite concerne le décret Divin, car le sceau du destin en dépend.


Il y'a trois degrés de l'espoir:

  • Le premier est l'espoir de la miséricorde d'Allah qui va de pair avec l'accomplissement de choses qui peuvent la causer, comme accomplir les actes d'obéissance et se prémunir des désobéissances. Il s'agit de l'espoir louable.
  • Le second est l'espoir qui s'accompagne de la transgression des limites et d'actes de désobéissance, et il n'est qu'illusion de l'égo.
  • Et le troisième est un espoir si fort qu'il finit par équivaloir à un sentiment de sécurité, et ceci est haram (interdit).


Les gens ont trois stations en rapport avec l'espoir:

  • La station du commun est l'espoir de la récompense d'Allah.
  • La station de l'élite est l'espoir de la satisfaction d'Allah.
  • La station de l'élite de l'élite est l'espoir de la rencontre avec Allah par amour pour Lui et par désir de Lui.

Traduit du site: www.marifah.net
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Samedi 28 avril 2007 6 28 /04 /Avr /2007 23:23
 

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Le texte que nous vous proposons ici pour traiter du passionant sujet de la spiritualité dans l'islam est le résumé concis que Ibn 'Ashir fait de cette science dans son célèbre Matn qui couvre les trois aspects de l'Islam, la croyance, la jurisprudence et la spiritualité: al Murchid al Mu'in.

 

Bien qu'il soit très concis, il évoque de façon claire les bases de la spiritualité islamique, cette recherche constante de la satisfaction Divine en tout acte, toute pensée, comme disait l'Envoyé d'Allah salallahu 'alaihi wa salam en mentionnant ce degré que l'on appelle al Ihsan dans le célèbre hadith dit "de Djibril" : C'est que tu adores Allah Comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, certes Lui te vois.

 
Livre des Débuts de la Voie Spirituelle
et Ce qui Guide
à la Connaissance d'Allah
 
 
291 Le repentir de tous les péchés qui ont été commis | est obligatoire immédiatement et sans conditions, et celui-ci est connu comme étant le sentiment de regret pour ce qu'on a fait.
 
292 Il a comme conditions préalables de cesser l'acte de désobéissance et de ne pas avoir l’intention d’y persister. | Que la personne efface ses mauvaises actions avec autant de demande de pardon que possible.
 
293 Le résultat de la crainte réverentielle est le fait d'éviter les interdits et l'obéissance | extérieure et intérieure, et c’est par cela même qu’on obtient cette crainte révérentielle.
 
294 Ainsi, les divisions des actions nécessaires dans le cheminement nous sont parvenues au nombre de quatre | et elles sont pour l’itinérant spirituel les chemins qui mènent succès.
 
295 Il doit abaisser son regard loin de l'illicite. | Il doit tenir ses oreilles loin des méfaits verbaux,
 
296 Comme la médisance, le colportage, le faux témoignage, et le mensonge. | Et il est plus approprié encore qu'il retiennent sa propre langue de s'engager dans tout celà.
 
297 Il doit préserver son estomac d'ingérer l'illicite. | Il doit délaisser ce qui est douteux en n'en négligeant pas l'importance.
 
298 Il doit préserver ses parties intimes craindre le Témoin toujours présent (Allah) | au sujet de ce qui est interdit dans ce que sa main acquiert et dans ce vers quoi ses pieds le dirigent.
 
299 Il doit éviter de s'engager dans quoi que ce soit jusqu'à ce qu'il sache | ce qu’Allah a légiféré à ce sujet.
 
300 Il doit nettoyer son coeur de l'ostentation, | de l’envie, de l’irritation, de la vanité, et de toutes les autres maladies.
 
301 Saches que la racine de toutes les calamités du coeur | est le fait de désirer le pouvoir et l'oubli de Vie Future.
 
302 La cime de tous les péchés est l’amour du monde d’ici bas. | Il n'y a de véritable traitement pour ces maladies que d'implorer Allah avec un grand sentiment de pauvreté.
 
303 Il doit tenir la compagnie d'un Shaykh, un connaissant des chemins. | Le Shaykh le préservera ainsi des périls de son propre chemin.
 
304 Le Shaykh rappellera au disciple Allah quand il le verra | et fera parvernir le serviteur à son Seigneur.
 
305 Il doit scruter son ame charnelle et lui demander des comptes à  chaque souffle. | Il doit peser chacune de ses pensées avec rigueur.
 
306 Il doit surveiller les actes obligatoires de la religion qui lui servent de capital. | Les actes recommandés sont son bénéfice qu'il accumule en surcroit.
 
307 Il doit pratiquer le dhikr abondemment avec un esprit clair | et le secour pour accomplir toute cela provient de son Seigneur.
 
308 Il doit lutter contre son âme charnelle (nafs) pour Le Seigneur des Mondes. | Il doit s'embellir avec les stations de la certitude :
 
309 La crainte, l’espoir, la gratitude, la patience, le repentir, | l’abstinence, la remise confiante (en Allah), le contentement, et l’amour.
 
310 Il doit être sincère envers Celui qui le voit dans chacun de ses actes. | Il doit arriver àtre satisfait de ce que Le Dieu Unique décrète pour lui.
 
311 Il deviendra ainsi un connaissant d'Allah | libéré, et tout autre qu'Allah quittera son coeur.
 
312 Ainsi, Le Dieu Unique l'aimera et le choisira | pour Sa présence sanctifiée et le placera parmi les élus.
 

________________________________

Qui est Abdelwahid ibn Ashir?

 
 Abû Mâlik ‘Abdul Al-wâhid Ibn Ahmad Ibn ‘Ali Ibn ‘âshir Al-ansârî (d’origine médinoise puis andalouse), naquit en 990 de l’hégire (1582), il vécut à Fès et mourut en 1040 de l’hégire (1631).

 

 Il était juriste, savant pieu et vertueux, il apprit le Coran de l’Imâm Abî Al-‘abbâs Ahmad fils du juriste Sidi ‘Uthmân Al-lamtî, il apprit les sept lectures (al-qirââtu) de l’Imâm Abî Al-‘abbâs Ahmad Al-kafîf puis de l’Imâm et savant Abî ‘Abdillah Muhammad A-sharîf Al-marrî at-tilimsânî.

 

Il appris la grammaire de plusieurs grands savants de son temps comme le Mufti de Fès : Abû ‘Abdillah Ibn Al-qâsim Al-qassâr Al-qaysî et l’Imam Ibn Al-qâdî…
Il pris les sciences du hadîth de l’Imâm Al-qassâr, de l’Imâm Ibn ‘azîz, de l’Imâm Ibn Al-qâdî, de l’Imâm Safiyy Ed-dîn Muhammad Ibn Yahyâ Al-‘Izzî Al-shâfi‘î en orient (lors de son pèlerinage en 1008 de l’hégire) et de beaucoup d’autres.
Il étudie le Muwatta’ de l’Imâm Mâlik sur l’Imam Sidi Abî ‘Abdillah Muhammad Al-jinân, et Shamâil At-tirmithî sur l’Imâm et Shaykh Sidi Abû Al-hasan ‘Ali Al-btîwî.
Il avait accumulé les connaissances en science du Coran, en grammaire, en interprétation du Coran, en logique, en mathématique, en Usûl et en plusieurs autres disciplines. Parmi ses disciples et élèves les plus connus : Abû ‘Abdillah Muhammad Ibn Ahmad Mayyâra (auteur de la mudawanna qui commente et explique le matn d’Ibn ‘âshir), le Shaykh ‘Abdelqâdir Al- fâsî , Abu Al-‘abbâs Ahmad Ibn ‘Ali As-sûsî…

 

 Il était un ascète, un mudjâhid et un soufi pieu.

 

Parmi ses ouvrages : « le matn : Al-murshidu al-mu‘înu ‘alâ ad-darûrî min ‘ulûmi ed-dîn » : qui eut un succès important au Maghreb ainsi qu'en Afrique sub-Saharienne où il fut, et est toujours appris et récité dans les assemblées et dans les mosquées, « Tanbîhu Al-khillâni fî ‘Ilmi rasmi Al-Qur-ân », « ’Ilmu Ar-rub‘i al-majîdi », « shifâu al-qalbi al-jarîhi fî sharhi burdati al-madîhi » et d’autres…
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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 15:58
Les Ruses du Nafs

!!!Livre complet!!!


de Sheikh Al-Sulami (Xème Siècle)


Gloire et louange à ALLAH, que son nom soit béni, qu'il soit Glorifié à l'infini, ici bas comme dans l'au-delà, que sa Bénédiction soit sur la meilleure de ses créatures, le Prophète Mohammed (B & S sur lui) sur sa famille, sur ses compagnons, et sur tous ceux (et celles) qui font revivre leurs efforts dans le monde.


Le CORAN parle de sa création :

S91 (As-Sams) V 6, 7, 8 , 9 : « Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée ». « Et lui a inspiré son immoralité de même que sa piété ! ». « A réussi, certes, celui qui la purifie ». » Est perdu, certes, celui qui l'a corrompue »

Le CORAN reconnaît dans l'âme charnelle (La Nafs) 3 parties :

1. La Nafs instigatrice du mal (al-ammâra bi al-sü) S12 (Yusuf) V53 : « je ne m'innocente pas, car l'âme est très instigatrice du mal.. »

2. La nafs qui blâme (al-tawwama) S75 (Al-Qiyâmah) V2 : « Je jure par l'âme qui ne cesse de se blâmer »

3. La nafs apaisée (al-mutma'inna) S89 (Al-Fajr) B27, 28 : « Ö toi, âme apaisée ». « Retourne vers Ton Seigneur, satisfaite et agréée ».


Allah qu'il soit béni et Glorifié dit dans le Saint Coran :
S12 (Yusuf) V53 : « Certes l'âme est très est très incitatrice au mal (ammâra bi al-sû) ».
S79 (An-Näzi'âte) V40 : « Celui qui aura préservé son âme de ses passions (Al-hawâ) ».
S45 (Al-Jätiya) V23 : « Vois-tu celui qui prend sa passion pour son Dieu »



Et bien d'autres versets qui nous montrent les maux de l'âme et son peu d'inclinaison au bien.



Ali bin Abû Amrû rapporte d'après Abd al-jabar, d'après Amad bin al-Hassan bi Abän, d'après Abû Asim, d'après Sha'ba et Sufyan, d'après Salama bin Kuhayl, d'après Abû Hurrayra (R.A) que l'envoyé d'Allah (B&Salut sur lui) à dit : « L'épreuve (Al-bâla), la passion (al-hawa) et le désir (al-shahawa) son pétris dans l'argile d'Adam »

1° - Une des maladies de l'âme est de se croire (tatawahhanm) déjà parvenu à la porte du salut, elle croit y frapper par l'artifice de ses prières et de ses actes d'obéissance et s'imagine que la porte s'ouvrira.
Mais en réalité elle s'est fermée la porte de la félicité en raison du grand nombre de ses transgressions.


Le remède dans cette situation sont le cheminement dans la voie droite, la nourriture pure et la piété parfaite (Ne convoite pas la sérénité (an tashû) tant qu'il y a en toi un vice et ne convoite pas le salut tant que pèse en toi une faute).

2°- Une des maladies de l'âme, c'est, lorsqu'elle pleure, de se consoler dans ses pleurs pour se réconforter.

Le remède correspondant, c'est de s'attacher à l'affliction (al-kamad) dans les pleurs pour que l'âme n'ait pas le temps de trouver un soulagement, c'est aussi de pleurer dans notre tristesse spirituelle et non pas de tristesse, car celui qui pleure de tristesse se réconforte dans ses pleurs, tandis que celui qui pleure dans la tristesse, les pleurs augmentent ainsi que son affliction et sa tristesse.


3° - Une des maladies de l'âme est de chercher le secours des créatures, alors qu'elles sont incapables de la délivrer de ses malheurs (durr), d'espérer (rajâ' uhu). Un profit de quelqu'un qui est incapable de lui accorder, et de s'inquiéter de sa subsistance (risq) alors qu'Allah la garantit.

Le remède correspondant, c'est de retourner à une foi saine comme Allah le Sublime dit dans le Saint Coran :
S10 (Yunus) V107 : « Et si un malheur te frappe, nul ne peut l'écarter en dehors de lui (d'Allah). Et s'il te veut un bien nul ne peut repousser Sa grâce ».
S30 (Az-Zumar) V52 : « Ne savent-ils pas qu'Allah attribue Ses dons avec largesse ou les restreint à qui il veut ? ». Même sens dans le verset 12 de la Sourate 42 (As-Surä)
S11 (Hûd) V6 : « Il n'y a point de bête sur terre dont la subsistance n'incombe qu'à Allah »
S2, (Al- Baqarah) V172 : « O les croyants ! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées. Et remerciez ALLAH, si c'est Lui que vous adorez ».
S15 (Al-Hijr) V20 : « Nous y avons placé (sur la terre) des vivres pour vous et (placé aussi pour vous) des êtres que vous ne nourrissez pas.
S17 (Al-Isrâ) V31 : « C'est nous qui attribuons (à vos enfants) leur subsistance, tout comme à vous »
S26 (As-Su'arà) V79 : « (C'est Abraham qui parle) C'est Lui qui me nourrit et qui me donne boire ».
S29 (Al-Ankabût) V60 : « Que de bête ne se chargent point de leur propre nourriture ! C'est Allah qui les nourrit ainsi que vous ».
S30 (Ar-Rûm) V40 : « C'est Allah qui vous a créés et vous a nourris »
S34 (Saba) V24 : « Dit : « Qui vous nourrit du ciel et de la terre ? » Dis : « Allah ».
S35 (Fâtir) V3 : « Existe-t-il en dehors d'Allah, un créateur qui du ciel et la terre vous attribue votre nourriture ? ».
S51 (Ad-Dariyât) V22 : « Il y a dans le ciel votre subsistance »
S53 (An-Jajm) V43, 44, 48 : « C'est Lui qui fait rire et qui fait pleurer ». « C'est Lui qui donne la mort et qui ramène à la vie ». « C'est Lui qui met à l'abri (du besoin ou qui enrichi) et qui fait acquérir ».
S56 (Al-Wäqi'a) V63, 64, 65 : « Regarder donc ce que vous labourez ? Est-ce vous qui le cultivez ? Ou est-ce nous qui le cultivons ? Si nous voulions, Nous le réduirions en débris. Et vous ne cesseriez pas de crier (de vous étonner) ».
Lisez la Sourate Al-Qalam Versets 17 à 33

C'est de considérer la faiblesse des créatures (devant la puissance du créateur) et leur impuissance à nous aider. Celui qui est dans le besoin ne peut satisfaire les besoins d'autrui et, à son tour celui qui est impuissant à aider de pourra être raffermi par les ressources d'autrui. Nous échapperons ainsi à ce mal et l'âme retournera entièrement vers son Seigneur.


5°- Une des maladies de l'âme est sa nonchalance (fatra) dans les devoirs religieux que le fidèle accomplissait auparavant. Une maladie plus grave encore consiste à les nier (c'est à dire penser qu'en dépit de cette nonchalance et de ses carences il ne sera pas châtier par Allah). Cela est dû au manque de gratitude envers son créateur qui lui a permis d'accomplir ses devoirs religieux. Cette personne se prive de l'assistance divine (maqâm a-tawfiq). Elle se cache à elle-même ses imperfections et les considèrent comme belles.

Pourtant Allah le très haut l'a averti dans le Saint Coran : S35 (Fâtir) V8 : « Celui à qui on a enjolivé sa mauvaise action au point qu'il la voit belle- Mais Allah égare qui il veut et guide qui il veut ».
S7 (Al-A'râf) V205 :" Et rappelle-toi ton Seigneur en ton âme, en humilité et crainte, et ne soit pas parmi les inattentifs"


Le remède consiste à chercher refuge auprès d'Allah le Sublime, et pratiquer assidûment son invocation (Zikr) à lire le Coran et à demander aux personnes Saintes de prier pour lui afin qu'il retrouve l'état de pureté originel (celle d'Adam avant sa chute). Peut-être qu'Allah dans sa bienveillance Lui ouvrira le chemin de la servitude et de l'obéissance.


6°- Une des maladies de l'âme est de trouver l'obéissance insipide. Cela provient soit de l'ostentation qui est mêlée à son obéissance et de son manque de sincérité, soit du fait qu'elle a délaissée l'une des Sunna du Prophète (B&S sur lui).

Le remède consiste à exiger de l'âme la sincérité, à suivre assidûment l'ensemble des coutumes du Prophète (B&S sur lui) dans les actes et à agir au mieux pour que les efforts entrepris portent leurs fruits.


7° - Une des maladie de l'âme est d'espérer pour elle-même le bien alors qu'elle participe à celui-ci.

Par exemple au lors de l'accomplissement du grand pèlerinage penser qu'on va être pardonné. C'est une faute d'orgueil que d'avoir une bonne opinion de soi-même. Abd Allâh Ben Mas'ud (R.A) rapporte ces propos du Prophète (B&S sur lui) : « Quiconque a dans son cœur la moindre trace d'orgueil n'entrera pas au Paradis ». (Musilm)

Le remède correspondant est que le fidèle ne tienne pas pour acquis le pardon de ses péchés par Allah qui le voit commettre des fautes et des transgressions. Il doit avoir honte, et une mauvaise opinion de lui-même.


8°- Une des maladies de l'âme est d'oublier qu'elle ne peut vivre attachée à ce monde et quelle préfère la vie d'ici-bas (Al-dunyâ) à celle de l'au-delà.

S11 (Hûd) V15, 17 :" Quiconque veut la vie présente avec son décor.." :" Pour ceux là rien dans l'au-delà que du feu ».
S17 (Al-Isra) V18, 19 :" Quiconque veut du hâtif, Nous hâtons pour lui ce que Nous voulons, à qui Nous voulons. Puis Nous lui assignerons l'enfer, ou il tombera, blâmé, déserté"." Et quiconque veut l'au-delà et s'y efforce d'effort, tandis qu'il est croyant.. Alors l'effort de ceux-là sera reconnu".
S42 (As-Surà )V20 :" Quiconque veut le champ de l'au-delà, Nous lui accroissons son champ; et quiconque veut le champ d'ici-bas, Nous lui en apporterons ; cependant, pas de part pour celui-ci dans l'au-delà".


Ibn Mas“oud (R.A) a dit : " Vous jeûnez, priez et faites plus d'efforts que les compagnons du Messager d'ALLAH (B & S sur lui) mais pourtant, ils étaient meilleurs que vous". Ils demandèrent :" Pourquoi Abû Abderrahmane ? " Il répondit :" Il renonçaient plus que vous à ce monde d'ici-bas et ne désiraient plus que l'au-delà".
Les remèdes correspondants sont la veille, la faim, la soif et l'effort en vue de contrer les penchants de l'âme, c'est aussi défendre à l'âme de satisfaire ses désirs. Yahya bin Mu'âd à dit : « La faim est une nourriture avec laquelle Allah fortifie les sincères »


9°- Une des maladies de l'âme est de ne jamais accepter la vérité, la soumission étant contraire à la nature de son caractère. Cela résulte principalement de sa faiblesse à résister aux passions et aux désirs.

Le remède correspondant consiste à s'affranchir de la passion et du désir pour aller vers son Seigneur entièrement soumis : « Cela consiste être attaché aux attributs d'Allah et à ne voir dans ton existence et dans tout ce qui si rattache rien qui ne soit à toi car ce sont des choses qui te sont prêtées? Ne vois dans ton existence que par Son existence, ta subsistance que par Sa subsistance, ta force que par Sa force, ta puissance que par Sa puissance, ta richesse que par Sa richesse et ainsi de suite avec les autres attributs. Ceci n'est possible pour toi que si tu réalises les attributs de ta servitude qui sont ton néant, ta pauvreté, ta bassesse et ton impuissance.




10°- Une des maladies de l'âme est de s'habituer aux mauvaises pensées et, en conséquence se laisser obnubiler par les transgressions.

S3,(Al-Imrân) V29 : " Dis : Si vous cachez ce qui est dans vos cœurs, ou bien, si vous le divulguez, ALLAH le connaît ".
S4, (An-Nisä) V108 : « Ils tentent de se dissimuler aux regards des gens mais pas au regard de DIEU.. »


Abû Hurayra (R.A) a dit : Le Messager d'ALLAH (B & S sur lui) a dit :" ALLAH ne regarde ni vos corps ni votre aspect extérieur, mais il regarde vos cœurs " (Muslim).
Le remède correspondant, c'est de repousser ces pensées dès le début afin qu'elles ne prennent pas le dessus, et cela grâce à l'invocation continuelle et la crainte nourrie par la certitude qu'Allah connaît mes pensées les plus secrètes. Car en publique tu fais attention aux regards des autres sur toi, mais tu ne rectifies pas le regard qu'Allah porte sur toi, tu devrais avoir honte. Considère les pensées comme des personnes non invitées qui viendraient chez toi, vider ton réfrigérateur et s'installer pour manger. Traites-les de la mêmes façon, car le péché commence quand on accepte la pensée et que l'on commence à s'entretenir avec elle.


11°- Une des maladies de l'âme consiste à surveiller ou s'occuper à chercher les vices des autres et à fermer les yeux sur les siens.

S49, (Al-Hujurât) V12 : « O vous qui avez cru !...Ne vous espionner pas... »
S24 (An-Nûr) V19 : « Ceux qui aiment que la turpitude se propage parmi les croyants auront un châtiment douloureux, ici-bas comme dans l'au-delà. Allah sait, et vous, vous ne savez pas »


Abû Hurayra (R.A) rapporte ces propos du Messager d'Allah (B&S sur lui) : « Un serviteur ne cèlera pas les défauts d'un musulmans sans qu'Allah ne cèle les siens le jour du jugement » (Muslim)
Le Prophète (B & S sur lui) a dit : « Celui (ou celle) qui écoute une conversation entre deux personnes de sa cachette, on lui versera du plomb fondu dans ses oreilles le jour de la résurrection » (Al-Bokari)
Jésus disais : « Tu vois la paille dans l'œil du voisin, mais tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien ».


12°- D'autres maladies de l'âme sont la négligence, la lassitude, l'obstination, l'ajournement (des bonnes actions), la quasi-certitude d'être sauvé dans l'au-delà (taqrib al-'amal) et la pensée que le moment de la mort est lointain (tab îd al-'ajal).

Le remède consiste à ce repentir (Tawba) qui rompt l'obstination, la crainte (Khwaf) qui fait disparaître l'ajournement (des bonnes actions), un espoir (rajâ) qui incite à l'accomplissement des devoirs religieux (al-'amal) ; c'est invoquer Allah à tout instant ('awqât) et mépriser l'âme à cause de sa fin proche et de son espoir de salut lointain.


13°- Une des maladies de l'âme est son estime pour elle-même et son apitoiement sur son cas.
Le remède correspondant, c'est d'estimer plutôt les bienfaits d'Allah le Très Haut envers l'âme en toute circonstance (fi jami'al-ahwâl) et d'éliminer ainsi l'estime que le fidèle a pour son âme.


14°- Une des maladies de l'âme est de s'employer à embellir les apparences, de simuler, l'humilité sans la pratiquer véritablement, de feindre d'adorer sans être présent dans l'adoration.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle s'occupe de préserver ses secrets intimes pour que les lumières de son for intérieur embellissent les actions extérieures. Il sera alors embelli sans parure, respectable sans admirateur, fort sans son clan. C'est la raison pour laquelle le Prophète (B&S sur lui) a dit : « Celui qui corrige sa vie intérieure (sarîra), Allah corrigera sa vie extérieure ('alâniyyatuhu) ».


14°- Une des maladies de l'âme consiste à demander des compensations pour ses actions.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle considère ses manquements dans l'accomplissement de ses devoirs religieux et son peu de sincérité. Celui qui accomplit correctement ses devoirs religieux est celui qui renonce à demander des compensations par politesse et par scrupule, et qui reconnaît avec joie, d'une part, Allah que sa splendeur est majestueuse, qu'Il a déjà arrêté son destin (prédestination) et que ce qui doit l'atteindre l'atteindra dans ce monde et dans l'au-delà, et qui reconnaît, d'autre part, que seule la sincérité le rendra libre.
Car C'est lui qui fait les causes et les situations :
S57 (Al-Hadîd), V22 : « Nul malheur n'atteint la terre, ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un livre avant que Nous l'ayons créé, et cela est certes facile à ALLAH »
S9 (At-Tawbah), V51 : « Dis : « Rien ne nous atteindra, en dehors de ce qu'ALLAH a prescrit pour nous. Il est notre protecteur.. »
La vie et la mort, et la destinée de chacun est déjà décidée :
S3, (Al-Imrân) V154 : « Dis : « Eussiez-vous été dans vos maisons, la mort serait aller chercher dans leurs lits ceux sur qui c'était prescrit ».
S8,(Al-Anfâl) V42 : « ...Mais il fallait qu'ALLAH accomplit un ordre qui devait être exécuté, pour que sur preuve, périt celui qui devait périr, et vécu, sur preuve, celui qui devait vivre ... ».
S11, (Hûd) V40 : « Charge dans l'arche un couple de chaque espèce ainsi que ta famille – Sauf ceux contre qui le décret est déjà prononcé.. »
Toutes nos actions sont prédestinées :
S10 (Yûnus) V61 : « Tu ne te trouveras dans aucune situation, tu ne réciteras aucun passage du Coran, vous n'accomplirez aucun acte sans que Nous soyons témoins au moment où vous l'entreprendrez. Il n'échappe à ton, Seigneur ni le poids d'un atome sur terre ou dans le ciel, ni un poids plus petit ou plus grand qui ne soit déjà inscrit dans un livre évident ».


15°- Une des maladies de l'âme, c'est que le fidèle a perdu la saveur de l'obéissance, ce qui arrive quand le cœur est malade et que l'intériorité secrète est trahi.

Le remède correspondant, c'est de se nourrir de choses licites et de pratiquer incessamment l'invocation d'Allah (mudâwamat al-Zhikr), d'être au service des gens pieux et de s'approcher d'eux. C'est aussi de supplier Allah le très haut, pour que, dans sa bienveillance, Il donne au cœur la santé en éloignant les ténèbres dues aux maladies. Le fidèle retrouvera alors ainsi la saveur de l'obéissance.


16°- Une des maladies de l'âme, est la paresse (al-kasal) qui est une conséquence de la satiété. Certes quand l'âme est rassasiée, elle devient forte, et quand elle devient forte, elle trouve satisfaction et lorsqu'elle a trouvé satisfaction elle vainc le cœur.

Le remède correspondant, c'est d'affamer l'âme. Car si l'âme a faim, sa satisfaction disparaît, et sa satisfaction disparue, elle devient faible, le cœur la vainc, et lorsque le cœur l'a vaincue il la porte à obéir et fait disparaître la paresse.
Le Prophète (B&S sur lui) a dit : « L'être humain n'a pas de pire récipient que son ventre, mais comme cela est nécessaire, qu'il consacre à son estomac un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson et qu'il laisse vide le troisième tiers pour lui permettre de respirer » (Al-Thimidhy)(Hs).


17°- Une des maladies de l'âme est de rechercher la suprématie (Al-riyâsa) du savoir, de se gonfler d'orgueil et de s'en vanter auprès des autres.

Le remède correspondant, c'est de voir la grâce d'Allah le très haut à l'égare de son serviteur qui lui a permis l'accès au savoir et de le retenir. C'est aussi de pratiquer constamment l'humilité (al-tawâdu), la contrition (Al-'inkisâr), la compassion (al-shafaqua) pour les créatures et de leur prodiguer de bons conseils
S2, (Al-Baqarah) V282 : " C'est Allah qui vous enseigne et Allah est Omniscient ".
S31 (Luqmân) V18 : « Et ne foule pas la terre avec orgueil, car Allah n'aime pas le présomptueux plein de gloriole ».

Abû Hurayra (R.A) rapporte ces paroles de l'Envoyé d'ALLAH (B & S sur lui) :" Quiconque apprend une science (destinée à obtenir l'agrément d'ALLAH) qu'en vue d'en tirer profit dans ce monde ne sentira même pas l'odeur du Paradis au jour de la Résurrection "(Abû Daoud) hadith (S).


18° - Une des maladies de l'âme est la profusion de paroles. Celle-ci a deux origines : le désir de suprématie qui porte le fidèle à vouloir faire étalage de sa science et de son éloquence.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle prenne conscience qu'il est responsable de ce qu'il dit, que c'est paroles ses paroles sont enregistrées et qu'il devra en répondre le jour du jugement. Car Allah a dit dans le Saint Coran :
S80 (Al-Infitâr) V10, 11, 12 : « Alors que veillent sur vous des gardiens ». « De nobles scribes ». « Qui savent ce que vous faites ».
S50, V18 : " Il ne prononce pas une parole sans qu'il y ait auprès de lui un observateur prêt à l'inscrire".
S4, V114 :" IL n'y a rien de bon dans beaucoup de leur tête à tête, sauf si tel ordonne une charité, ou un bien évident, ou une conciliation entre les gens. Et quiconque le fait en cherchant l'agrément d'ALLAH, à celui-là alors nous donnerons bientôt un énorme salaire".


Abû Hurayra (R.A) a entendu ces propos du Prophète (B & S sur lui) : " Certes le serviteur peut, sans y prendre garde, prononcer une parole qui le fasse trébucher en enfer et l'y précipiter sur une distance supérieure à celle qui sépare l'orient de l'occident". (Al Bokari/Muslim).
Uqba Ben Amir (R.A) rapporte : " je demandais : " O envoyé d'ALLAH, en quoi consiste la réussite " Il me répondit :" Tiens ta langue, demeure chez toi le plus possible et pleure sur tes fautes". (Tirmidhy/Ahmed).


19°- Une des maladies de l'âme est que, lorsqu'elle est satisfaite, elle loue démesurément ce qui la satisfait, et lorsqu'elle est en colère, elle blâme démesurément ce qui la met en colère.
Le remède correspondant, c'est d'exercer l'âme à la véracité (al-sidq) et à la vérité (al-haqq) pour que le fidèle n'exagère pas dans l'éloge de celui qui lui donne satisfaction ni dans le blâme de celui qui le met en colère. La plupart du temps ce défaut vient du peu d'intérêt que le fidèle porte aux commandements et aux interdictions divins. Allah le très haut dit dans le saint Coran :
S17, (Al-Isra') V36 : « Et ne poursuis pas ce dont tu n'as aucune connaissance. »

20°- Une des maladies de l'âme est de demander à Allah de la guider dans ses actions ; elle s'indigne ensuite de ce qu'Il a choisi pour elle.
Le remède correspondant, c'est que l'âme sache que le fidèle connaît les aspects extérieurs des choses alors qu'Allah connaît les aspects intérieurs des choses et leurs réalités essentielles, et qu'elle sache aussi que l'excellent choix d'Allah pour le fidèle est meilleur que le choix qu'il fait pour lui-même. En effet quel que soit l'état qu'un serviteur choisit pour lui-même, celui-ci est lié à un malheur (balâ) correspondant. Que le fidèle sache que son sort est décidé (mudabbar), que lui n'en décide pas (mudabbir) et que sont indignation contre ce qui est décidé (al-maqdiyy) ne changera rien au décret divin (qadâ). Qu'il impose à son âme d'accepter (ridâ) le décret divin et il trouvera le repos.
S57, (Al-Hadîd) V22 : « Nul malheur n'atteint la terre, ni vos personnes, qui ne soit enregistré dans un livre, avant que Nous l'ayons créé et cela reste facile pour Allah ! ».
S9, (At-Tawbah) V51 : « »Dis : « Rien ne vous atteindra, en dehors de ce qu'Allah a prescrit pour nous, Il est notre protecteur ».
Le Messager d'ALLAH (B & S sur lui) a dit aussi :« La première créature fut la plume. ALLAH lui dit : « Ecris ! » Seigneur, lui dit elle, que dois-je écrire ? « Ecris, dit le Seigneur, la destinée de toute chose jusqu'au jour de la résurrection ».
- « Moïse (A.S) critiqua Adam (A.S) : Tu es notre père, tu nous a déçu, tu nous a fais sortir du Paradis ! N'es-tu pas Moïse, dit Adam, auquel ALLAH a parlé et lui a donné la THORA ? Tu me critiques pour un fait auquel j'étais prédestiné 40 ans avant ma création ? Adam répondis le Prophète (B & S sur lui) fut le plus convainquant ! ».
- « Agissez Toute œuvre est rendue aisée à celui qui y est prédestiné».
- « Le vœu ne change en rien la décision d'ALLAH ! ».
-« Dans son dialogue avec l'Ange Gabriel le Prophète (B & S sur lui) expliqua la foi en ces termes : « La foi, est de croire en ALLAH, en Ses Anges, en Ses écrits, en Ses Prophètes, au jour dernier et à la prédestination (ou prescription) bonne ou mauvaise ».


21°- Une des maladies de l'âme est de formuler des souhaits de manière inconsidérée. Et souhaiter c'est s'opposer au décret divin et au destin qu'il a choisi pour nous.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache qu'il ignore les conséquences de son souhait : est ce que le souhait l'entraînera vers un bien ou vers un mal, vers ce qui le rendra satisfait ou vers ce qui le mettra en colère ? S'il connaît le caractère illusoire (îhâm) de son souhait ; il le blâmera et le repoussera, il retournera vers le contentement (Al-ridâ ) et la résignation (Al-taslîm) et trouvera le repos.
Le Prophète (B&S sur lui) a dit : « Si l'un de vous souhaite quelque chose, qu'il réfléchisse à ce qu'il souhaite car il ne sait pas ce qui est écrit pour lui dans ce souhait » et il a dit aussi : « Qu'aucun de vous ne souhaite la mort à cause d'un mal qui l'a atteint mais qu'il dise : O mon Seigneur garde moi en vie tant que la vie est un bien pour moi et rappelle-moi à toi si la mort est meilleure pour moi »


22°- Une des maladies de l'âme est son goût pour les affaires de ce monde et le bavardage.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle s'emploie à invoquer Allah (Zhikr) constamment pour que cela le détourne de l'appel de ce monde et des mondanités et l'empêche de s'enfoncer dans les mêmes gouffres qu'eux. Qu'il sache que les affaires mondaines ne le concerne pas et qu'il les laisse de coté, car le Prophète (B&S sur lui) a dit : « L'homme pratique un bel Islam, lorsqu'il délaisse ce qui ne le concerne pas ».


23°- Une des maladies de l'âme est que le fidèle montre son obéissance devant les gens par ostentation, afin que ceux-ci le constate et en parlent.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que les hommes ne lui sont d'aucun mal ni d'aucun bien et qu'il s'efforce d'exiger de son âme la sincérité dans les actes pour que cette maladie disparaisse.
S98, V5 :" Il ne leur a été commandé, cependant, que d'adorer ALLAH, en purifiant pour Lui la religion, en sincères, et d'établir l'office et d'acquitter l'impôt. Et voilà la religion de la droiture ".

Abû Hurayra (R.A) rapporte dans un hadith Qoudousi que le Messager (B&S sur lui) tient de son Seigneur qu'il soit glorifié les paroles suivantes : « Je Me suffit tellement à Moi-même que je n'ai pas besoin d'associé. Dès lors, celui qui fera une action pour plaire à un autre que Moi, Je délaisserai son action, l'abandonnant à celui pour lequel il aura effectué son action ». (Muslim) (S)


24° - Une des maladies de l'âme est la convoitise (Al-tam) :

Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que la convoitise l'entraîne vers l'ostentation, lui fait oublier la douceur de l'adoration et le rend esclave de son défaut en l'entraînant vers la jalousie. Le Prophète (B&S sur lui) a cherché refuge contre la convoitise en disant : « Je cherche refuge auprès de Toi, contre la convoitise qui scelle le cœur et qui est sans objet ; car cette convoitise voile le cœur (Al-qalb) fait désirer ce monde et détourne de l'au-delà ».
Abû Al'Abbâs Sahl ben Sa'adal Sâidi rapporte : Un homme vient trouver le Prophète (B & S sur lui) et lui dit : « O Envoyé d'ALLAH, indique moi une oeuvre qui, si je l'accomplis me fera aimer d'ALLAH et des hommes" Le Prophète répondit : « Renonce à ce monde et ALLAH t'aimera, ne convoite pas ce que les hommes possèdent et les hommes t'aimerons ». (Muslim (h).


25° - Une des maladies de l'âme est son désir violent (hirs) de s'établir dans ce monde et de s'enrichir.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que le monde est une demeure passagère et que l'au-delà est durable. L'homme intelligent est celui qui travaille pour sa demeure éternelle et non pour les étapes de son voyage, car les étapes (marâhil) ont une fin et seule subsistera la station (maqâm) dans le séjour durable. L'homme intelligent est celui qui travail pour son lieu de retour ne soit pas comme l'âne qui fait tourner la meule et dont le point d'arrivée et son point de départ, vas plutôt des créatures vers le créateurs S53 (An-Najm) V42 : « Et que tout aboutit, en vérité, vers ton Seigneur ».
S6, (Al-An'âm) V32, 70 : « Et la vie présente n'est que jeu et amusement, Meilleure est la demeure dernière ».« Laisse ceux qui prennent leur Religion pour jeu et amusement et son trompés par la vie présente ».
S57 (Al-Hadîd) V20 : « Sachez que la vie présente n'est que jeu, amusement, vaine parure, une course à l'orgueil entre vous et une rivalité dans l'acquisition des richesses et d'enfants ..Et la vie présente n'est que jouissance trompeuse »

Abû Amr Uthman ben Affân (R.A) rapporte ces propos de l'Envoyé d'ALLAH (B & S sur lui) : « Les fils d'Adam n'ont de droit que sur ces choses: Leur maison pour y demeurer, un habit pour couvrir leur nudité, le pain sec et de l'eau ». (Al -Thirmidy),(s).
Al Moustawred ben Shaddâd (R.A) a dit : " Le Messager d'ALLAH a dit :" La durée et le bonheur dans ce bas monde, par rapport à la durée et au bonheur dans l'au-delà, sont comparable à ce que l'un d'entre vous pourrait rapporter sur son doigt quand il le plonge dans la mer. Qu'il considère donc ce qu'il en retire". (Muslim).
Abû Hurayra (R.A) rapporte qu'il a entendu le Messager d'ALLAH (B & S sur lui) dire :" Quand les gens de ma communauté‚ commenceront à attacher plus d'importance à ce monde et à le considérer comme une source de gloire, alors la crainte et l'importance de l'Islam quitteront leur cœur. Lorsqu'ils abandonneront la pratique d'encourager le bien et d'interdire le mal, alors ils seront privés des bénédictions de la Révélation et lorsqu'ils commenceront à s'abandonner à des récriminations mutuelles, alors ils tomberont bien bas au yeux d'ALLAH".


26°- Une des maladies de l'âme est de courir à sa perte en suivant ses penchants. Certes l'âme s'enfonce en eux, elle meurt aux actes d'obéissance et de consentement.

Le remède correspondant, c'est de défendre à l'âme d'agir selon sa volonté, de l'entraîner vers ce qu'elle déteste et de refuser ce qu'elle demande. Le fidèle tue ainsi ses désirs.


27°- Une des maladies de l'âme est que le fidèle se croit à l'abri des ruses de Satan, de ses séductions et de ses suggestions.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle rectifie sa servitude à l'égard d'Allah en appliquant toutes les conditions de celle-ci, et qu'il supplie Allah le très haut de lui accorder sa bienveillance. Car Allah a révélé au Prophète (B&S sur lui) dans un Hadith (s) Qoudoussi rapporté par Muslim et qu'il tient d'Abû Dharr Al-Ghifari (R.A) :
« O mes serviteurs ! Je Me suis interdit toute injustice, et je vous l'ai interdite entre vous : alors ne vous opprimez pas mutuellement » !
Oh mes serviteurs ! Tous vous êtes égarés, excepté ceux que J'ai guidés : alors cherchez la guidée auprès de Moi et Je vous guiderai !
Oh mes serviteurs ! Tous, vous êtes affamés, excepté ceux que j'ai nourris : alors cherchez votre nourriture auprès de Moi et Je vous nourrirai !
Oh mes serviteurs ! Tous, vous êtes nus excepté ceux que j'ai vêtus : alors cherchez votre vêtement auprès de Moi et Je vous vêtirai !
Oh mes serviteurs ! Vous péchez nuit et jour, et Je pardonne les péchés : alors, recherchez votre pardon auprès de Moi, et Je vous pardonnerai !
Car Allah le Sublime à dit aussi à Satan : S15 (Al-Hijr) V42 : « Sur, mes serviteurs tu n'aura aucune autorité, excepté celui qui te suivra parmi les dévoyés».


28°- Une des maladies de l'âme est l'apparence de piété que prend le fidèle sans exiger du cœur la sincérité.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle délaisse l'humilité extérieure pour l'humilité intérieure. Car le Prophète (B&S sur lui) a dit : « Celui qui est imbu de ce qu'il ne possède pas ressemble à quelqu'un qui porte des vêtements volés ».


29° - Une des maladies de l'âme est le dédain par le fidèle pour le sursis dont il bénéficie lorsqu'il pêche et qu'il en est conscient.

Le remède correspondant, c'est une crainte continuelle ; c'est aussi de savoir que le délai de grâce (accordé par Allah) (imbal) n'est pas une omission de la part d'Allah et qu'il sera interrogé sur ses péchés et rétribué en conséquence, à moins qu'il ne lui soit fait miséricorde.
S79 (An-Nazi'âte) V26 : « Il y a certes là un sujet de réflexion pour celui qui craint (Allah) ».

30° - Une des maladies de l'âme est quelle aime divulguer les vices de ses frères et de ses amis.

Le remède correspondant, c'est que le fidèle se mette à la place des autres avant de divulguer les vices et qu'il aime pour les autres ce qu'il aime pour lui-même.
Mu'âwiya a entendu ces propos de l'Envoyé d'Allah (B & S sur lui) : « Si tu cherche à connaître les défauts des musulmans, tu les pervertiras, ou peu s'en faut que tu les pervertisses » (Abû Daoud) (s)


31° - Une des maladies de l'âme est que le fidèle n'exige assez d'elle dans ses actions et ses paroles, et qu'il est satisfait d'elle dans l'état où elle se trouve.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle ait un vif désir (al-Hirs), d'exiger toujours plus de son âme dans ses actions et ses paroles et cela en s'efforçant de suivre au mieux l'exemple des anciens.


32° - Une des maladies de l'âme consiste à dénigrer les autres musulmans, à vouloir s'élever au-dessus d'eux et à être arrogant.
Le remède correspondant, c'est de retourner à l'humilité et d'estimer les musulmans. En effet Allah le très haut dit à Son Prophète (B&S sur lui) :S3 (Al'Imrân) 159 : « Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon d'Allah ». Et que le fidèle sache que c'est l'arrogance qui à fait tomber Iblis : S7 (Al-A'râf) V12 : « Je suis meilleur que lui : Tu m'a créé de feu, alors que Tu l'a créé d'argile ».
S49, (Al-Hujurât)V12 : « O vous qui avez la foi, évitez de recourir à beaucoup de vos opinions car certaines de vos opinions sont un péché ».



33° - Une des maladies de l'âme, c'est que le fidèle revêt le costume des pieux alors qu'il accompli des actions perverses.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle délaisse les parures extérieures tant qu'il n'est pas rectifié à l'intérieur. S'il revêt l'habit des hommes pieux, il s'efforcera de se plier en totalité ou en partie à leurs mœurs.


34°- Une des maladies de l'âme est de perdre son temps à des futilités en compagnie des mondains.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que son temps est précieux et doit être investi dans ce qu'il y a de plus utile, à savoir l'invocation d'Allah et l'obéissance continuelle à Lui et exiger la sincérité de son âme.


35°- Une des maladies de l'âme est la révolte.
Le remède correspondant, c'est de faire accepter à l'âme son destin, car la rébellion est une braise du diable. En effet un homme est venu voir le Prophète (B&S sur lui) et lui a dit : « Donne-moi un conseil ». Le Prophète répondit : « Ne te mets pas en colère, car cela entraîne le serviteur au seuil de la perdition sauf si l'obéissance aux préceptes d'Allah l'en préserve ».


36°- Une des maladies de l'âme est le mensonge.
Le remède correspondant, c'est de rester indifférent à la satisfaction ou au mécontentement des gens car l'espoir de les satisfaire ou de leur plaire ou le goût du prestige qui pousse à mentir. Ibn Ma'sud) R.A) rapporte ces paroles du Prophète (B&S sur lui) : « La sincérité mène à l'obéissance à Allah et à la bienfaisance ». L'obéissance à Allah et la bienfaisance mène au Paradis. L'homme ne cesse pas de dire la vérité jusqu'à ce qu'il soit inscrit auprès d'Allah comma absolument véridique. Le mensonge mène à la rébellion à Allah. La rébellion mène à l'enfer. L'homme ne cesse pas de mentir jusqu'à ce qu'il soit inscrit auprès d'Allah comme un grand menteur ».(URA)


37° - Parmi les maladies de l'âme on compte l'avarice et le mesquinerie qui découlent de l'amour de ce monde.Pour y remédier il faut que l'âme sache que ce monde est peu de chose, qu'il est éphémère (fâniya) et que les actes licites et illicites sont enregistrés, et que ces derniers implique un châtiment.
Ka'b ben Iyad (R.A) a dit : " j'ai entendu le Messager d'ALLAH (B & S sur lui) dire : " Chaque communauté subira une tentation et la tentation de ma communauté est l'argent " (Al- Tirmidhy).
Jâbir (R.A) rapporte ces paroles de l'Envoyé d'Allah (B&S sur lui) : « Craignez l'avarice car elle a causé la perte de ceux qui vous ont précédés. Elle les a poussés à répandre le sang et à légaliser ce qui leur avait été interdit » (Muslim)
S3, (Al-'Imrân) V92 :" Vous n'aurez jamais la charité à moins de faire largesse sur ce que vous chérissez. Tout ce que vous faites comme largesses, oui, ALLAH le sait ".
Que le fidèle ne soit donc ni avare, ni mesquin, qu'il s'efforce d'être généreux et qu'il garde que ce dont il a strictement besoin. S2, (Al-Baqarah) V219 :" Et ils t'interrogent :" De quoi doit-on faire largesse ?" - Dis :" De l'excédent" S7, (Al-A'râf) V199 :" Taxe le superflu, et commande ce qu'il convient et laisse les ignorants".

Abû Hurayra (R.A) tient du prophète (B & S sur lui) cette parole d'ALLAH :" Montre-toi généreux, ô fils de Adam, et on sera généreux envers toi" (Al Bokari/Muslim).


38° - Une des maladies de l'âme est de se laisser abuser par les flatteries (al-madâ'ih).
Le remède correspondant, c'est que le fidèle garde présent à l'esprit de l'état d'impureté de son âme qu'il connaît mieux que quiconque. Les louanges à son égard contredisent ce qu'Allah pense de lui et ce que le fidèle sait de lui-même, et que les éloges qu'il reçoit ne le délivreront pas de la honte de la punition.


39° - Une des maladies de l'âme est la jalousie.
S4, (An-Nisâ) V32, 54: « Ne convoitez pas ce en quoi ALLAH a donné aux uns d'entre vous en excellence sur les autres... ». « Vont- ils être jaloux des gens de ce qu'ALLAH leur a donné de par sa grâce ?.. ».
Abû Hurayra rapporte ses propos du Prophète (B & S sur lui)" Méfiez vous de la jalousie ! Car elle dévore les bonnes actions comme le feu dévore le bois " (Abû Daoud).
Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que sa convoitise ne lui amènera pas plus de subsistance que ce qu'Allah a prévu pour lui. Ibn Mas'ûd (R.A) rapporte ces parole du Prophète (B& S sur lui) Allah le très haut dis à l'ange : Ecris le jour de sa mort, sa subsistance, ses actes et s'il sera damné ou sauvé » Et Allah le très haut dit dans le Saint Coran : S50, (Qâf) V29 : « Chez Moi la parole ne change pas ».

40°- Une des maladies de l'âme est l'obstination à rester dans le péché en souhaitant le pardon divin et en espérant la Miséricorde d'Allah.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache qu'Allah a accordé Son pardon à celui qui ne s'obstine pas dans son péché, comme il est mentionné dans le Saint Coran : S3, (Al – Imrân) V133, 135,136, 147, : « Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un jardin large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux ». « Et pour ceux qui, s'ils ont commis quelque turpitude ou causé préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah) se souviennent d'Allah et demandent pardon pour leur péchés – Et qui est ce qui pardonne les péchés sinon Allah ? – Et qui ne persistent pas volontairement dans le mal qu'ils ont fait ». « Seigneur, pardonne-nous nos péchés ainsi que nos excès dans nos comportement.. ».
L'obstination dans le péché est due au fait de sous estimer la Toute Puissance divine et de l'absence de crainte liée à la méconnaissance de leur Créateur. S35, (Fâtir) V28 :"Parmi Ses serviteurs, seuls, ceux qui savent craignent Allah !." Le remède à cette maladie c'est aussi qu'il sache qu'Allah a accordé sa miséricorde aux bienfaisants (al-muhsinîn) S7 (Al-A'râf) V58 : « Car la Miséricorde est proche des bienfaisants » Et qu'Il a aussi accordé Son pardon (Al-maghfira) à ceux qui se repentent (Al-tâ'ibîn) S11, (Hûd) V3, 90 : « Et implorez pardon de votre seigneur; et repentez-vous à lui ». « Demandez pardon à votre Seigneur ; ensuite revenez à Lui ».

41° - Une des maladies de l'âme est qu'elle aime la compagnie de ceux qui s'opposent à Allah ou qui s'en détournent.
Le remède correspondant est le retour à la compagnie de ceux qui sont d'accord [avec Allah] (Al-muwâfiqîn) et qui sont tournés (muqbilîn) vers Allah à Lui la puissance et la Gloire. En effet le Prophète (B&S sur lui) à dit : « Celui qui recherche à ressembler à un peuple en fait partie » et il a dit aussi : « Celui qui augmente les rangs d'un peuple en fait partie ». La compagnie des gens mauvais engendre une mauvaise opinion à l'égard des gens de bien.


42° - Une des maladies de l'âme est la négligence (ghafla).Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache qu'Allah ne le néglige pas. En effet, le Saint Coran dit :
S2, (Al-Baqarah) V49 : « Et Allah n'est pas inattentif à ce que vous faites » Savoir qu'il devra rendre des comptes pour la moindre pensée le rendra attentif à la façon dont il occupe chacun de ses instants et le poussera à surveiller les états de son âme. En agissant ainsi, la négligence disparaîtra. S17 (Al-Isrâ) V36 « Certes de l'ouïe, de la vue du coeur, de tout cela, il vous faudra rendre compte ».

42° - Une des maladies de l'âme est de faire croire à sa pauvreté (Al-faqr) alors qu'elle a ce qu'il lui suffit (al-kifâya).Le remède correspondant, c'est de montrer de l'aisance (al-kifâya) même dans la modicité.


43° - Une des maladies de l'âme c'est de se croire supérieure à ses semblables.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle apprenne à connaître son âme mieux que lui-même, c'est aussi que le fidèle ait une bonne opinion (husn al-zann) de ses frères musulmans pour qu'il soit porté à mépriser son âme et à considérer la vertu de ses frères. Il ne peut parvenir à ce stade qu'après avoir exagéré les qualités des autres, simultanément il doit aussi sous-estimer ses propres qualités. Un exemple significatif du Saint Coran : S38 (Sâd) V79 : « Je suis meilleur que lui (Adam) dit Iblis. Tu m'a créé de feu et tu l'a créé d'argile » Ce lui qui pense qu'il est meilleur qu'un autre est comme Iblis.


44° - Une des maladies de l'âme c'est que le fidèle est entraîné vers ce qui procure la joie mondaine (al-farah).
Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache qu'Allah le très haut a dit : S28 (al-Qasas)V76 : « Son peule lui dit (à Karoun) ne te réjouis pas, Car Allah n'aime pas ceux qui se réjouissent (les arrogants) ». Et une des caractéristiques de notre bien aimé Prophète (B&S sur lui) est qu'il était continuellement triste et pensif.


45° - Une des maladies de l'âme c'est que le fidèle ferme les yeux sur ses faux pas et ses erreurs.
Le remède correspondant, consiste à réagir rapidement contre ce faux pas par l'abdication et le repentir pour que l'âme ne revienne (ta'ûd) à cette erreur ou à quelque chose de similaire.


46°- Une des maladies de l'âme c'est de se laisser abuser par les prodiges.Le remède correspondant, c'est que le fidèle sache que la plupart des miracles sont des illusions et conduisent graduellement à la perdition ('istidrâj) Allah le très haut a dit : S7 (Al-A'râf) V182 : « Nous allons les conduire graduellement à leur perte (ceux qui nient nos signes) par des voies qu'ils ignorent ».

47°- Une des maladies de l'âme c'est de rechercher la compagnie des riches, d'avoir de l'inclinaison vers eux, de manifester de l'empressement à leur égard et de les honorer démesurément.
Le remède correspondant, c'est que le fidèle fréquentent les pauvres (al-fuqarâ), et qu'il sache que rien de ce que possède les riches ne lui parviendra, sauf ce qu'Allah a destiné pour lui. ; quand il cessera de fréquenter les riches, son amour et son penchant pour eux disparaîtront. Qu'il sache qu'Allah l'a reproché à son envoyé lorsqu'il s'est renfrogné et a tourné le dos parce que l'aveugle (Ibn Umn Maktoum) est venu le questionner alors qu'il s'entretenait avec des notables de la Mecque :
S80, (Abasa)Verset n°8, 9, 10, 11 : « Et quant à celui qui vient vers toi et qui s'empresse, tout en redoutant, alors tu te distrais de lui ! Non, non ! Vraiment ceci est un rappel ».
S18, (Al-Kahf) V28 : « Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le cœur inattentif à notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier »

Ibn Abbas (R.A) a dit que ce verset à été révélé au sujet d'Umaya ibn Kalaf Aj-Jamhi qui demanda au Prophète (B&S sur lui) d'écarter les pauvres et de faire approcher les notables de la Mecque.


Conclusion :
Le Sheikh Abû Abd al-Rahmân al-Sulami à dit : « J'ai décrit dans ce chapitre certaines maladies de l'âme que l'intelligent sondera. Seul guérira celui qu'Allah consolidera par Son assistance et Sa bonne direction. Allah le très haut l'a qualifié « d'instigatrice du mal », peut être que le fidèle pourra corriger et écarter certains vices de l'âme aux moyens des remèdes mentionnés dans ce traité. Qu'Allah le très haut nous accorde de suivre le droit chemin et qu'il fasse disparaître de nous les causes de la négligence et de l'inattention et qu'il nous garde sous Sa tutelle et Sa protection, Son Immunité et Sa Sollicitude. Qu'Allah prodigue bénédictions et paix à notre Prophète Mohammed ainsi qu'à sa famille et ses compagnons et qu'Il les honore les glorifie, les magnifie, les bénisse et les comble jusqu'au Jour du Jugement. Louange à Allah Roi des Mondes
Par 'Abd al Batin - Publié dans : Se rapprocher d'Allah
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